11 octobre 2009

Back to the future

Depuis quelques temps, les stagiaires affluent de toutes parts au chantier. Certains départements en accueillent plus que d’autres mais, à peu près personne n’y échappent. Pas même le très restreint département où je travaille. Nous en sommes à notre deuxième stagiaire en autant de sessions universitaires. Ayant un peu plus d’affinités avec celle qui est présentement ici qu’avec la dernière, en digne représentante des vieux de la vieille (avec presque quatre ans passés au chantier, je pense que je mérite le titre), je me suis donné la responsabilité de lui faire connaître tous les aspects de la vie au campement. Ce qui inclus, en plus du pratico-pratique (les travaux au chantier, les horaires de la cafétéria, les activités offertes au centre des loisirs, etc), tous ce qui ne s’acquière qu’avec le temps ; voir des animaux sauvages de près, étirer un 5 à 7 jusqu’à la fermeture du bar, se faire des amis autochtones et se rendre compte qu’on a plus en commun avec eux qu’on aurait pu se l’imaginer, jouer au bingo un samedi soir et pouvoir dire sans honte à ses amis qu’on a aimé ça, prendre une marche jusqu’au chalet rond pour continuer la fête, le samedi après la fermeture du bar, et rentrer se coucher quand le soleil se lève. Une espèce de condensé d’expérience. Mon salaire, c’est d’observer ses réactions et de me rappeler qu’il n’y a somme toutes pas si longtemps, c’était moi la petite nouvelle qui avait tout à apprendre. Et de la voir devenir, de jour en jour, de plus en plus addict à cette vie que j’adore.

2 "...tu m'écrirais bien plus souvent...":

grandenature a dit…

bravo, moi je reve de travailler sur un grand chantier j'espere pouvoir y parvenir un jour
Je m'ennuie pour le moment, je suis seule de fille sur mon chantier pas facile parfois

J a dit…
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